Préambule
Cette histoire se passe à Saint-Odilon-du-Petit-Ruisseau, à la fin des années 1950. Elle a d’abord été racontée dans ce roman, écrit en 1971. Après avoir été accepté par une maison d’édition, celui-ci fut ensuite refusé par la nouvelle directrice, qui se voulait alors la « papesse » de l’édition jeunesse. Je le « classai » donc parmi mes autres productions théâtrales et littéraires.
En le publiant sur mon blogue (pgue.blog), chapitre après chapitre, j’ai voulu en garder la fraîcheur… et les imperfections. J’avais vingt-quatre ans quand je l’écrivis, un été durant et une partie de l’automne, au chalet de mon frère, à Hudson Heignts. J’aime retrouver celui que j’étais à cette époque. On ne se surprendra pas de certaines particularités… La rectitude politique n’avait pas encore fait les ravages qu’elle ferait plus tard dans le monde de l’édition. Le roman avait pourtant un certain parti-pris féministe, surtout dans le personnage d’Antoinette.
Entre avril 1975 et juin 1979, j’adaptai le roman pour la télévision de Radio-Canada. Le Grenier devint alors une série télévisée.
Réalisateurs : Maurice Falardeau et Claude Poulin
Assistante à la réalisation (scripte assistante) : Michèle Perrier
Assistants à la production (régisseurs) : Claude Joly et Claude Laferrière
Musique originale : Marie Bernard
Décors : Hubert Poirier et Monique Lefrançois
Costumes : Michèle Forget, Claudette Picard
La toile qui servait de décor aux génériques d’ouverture et de fermeture était une œuvre de Frédéric Back. À la fin de la diffusion de la série, le directeur de la section jeunesse, avec la permission de monsieur Back, me l’offrit. Cette toile avait une grande valeur pour moi. En effet, monsieur Back s’était inspiré d’une photo de l’environnement de ma maison familiale à Mont-Rolland pour créer celui de la maison de Dollard Desbouleaux. Malheureusement, les gardiens m’en interdirent la sortie de Radio-Canada, même si le directeur de la section jeunesse insista auprès d’eux. J’appris quelques années plus tard qu’elle avait été détruite, comme tout le décor d’ailleurs. Hélas !
Distribution :
Dollard Desbouleaux Yvon Bouchard
Antoinette Orthographe Hélène Loiselle
Sadhu Bidishah Gérard Poirier
Frimousse Marielle Bernard
Étienne Robert Duparc
Pondichéry Denise Daudelin
Alphabète Durocher Martine Rouzier
Mustapha Aroun Al’Arachide Gaétan Labrèche
Matante Monique Aubry
Grand-maman Desbouleaux Lise Lasalle
Postière Mirielle Lachance
Mme Desruisseaux Mireille Thibeault
Jonquille Cadieux Mireille Lagacé
Monsieur Desgranges Edgar Fruitier
En 1982, Raymond Plante, alors directeur de l’édition jeunesse chez Québec Amérique, me demanda un roman pour sa nouvelle collection. Je pensai alors à publier celui qui avait donné vie à la série télévisée, mais, me ravisant, je décidai d’écrire plutôt une aventure de Sadhu Bidishah intitulée Pas d’hiver ! Quelle misère !Publié en 1983, il connut un grand succès, malgré la descente en flammes d’une autre « papesse » autoproclamée de l’édition jeunesse dans les pages du Devoir.
Est-ce mon passé religieux, mais les papesses et les papes autoproclamés m’insupportent.
Le premier chapitre… dans les jours suivants.