Curieux. Matin de Pâques, fête de la résurrection. En ce jour, nous enseignait-on, Jésus était passé de la mort à la vie. Changement d’état, il devenait le Christ.
Et moi, en lisant l’autobiographie de Madeleine Gagnon, un évidence me frappe de plein fouet en plein front.
Si nous « sommes », pendant notre vie, nous ne pouvons que « ne plus être » à notre mort. Il n’y a pas de changement d’état, puisqu’il n’y a plus d’état.
Cinquante ans plus tard, je réalise l’évidence de L’Être et le Néant, cet ouvrage qui a marqué mon adolescence et ma vie de jeune adulte.
Il n’est jamais trop tard pour apprendre.