Encore des funérailles!

Je vieillis. Et avec l’âge, les pertes. La famille immédiate. Les animaux domestiques, nos compagnons de vie.. Et les oncles, les tantes, les cousins et les cousines.

Hier, nous avons dit adieu à Paul Coulombe. Il s’appelait Paul-Aimé, ce que ne savais pas. On l’avait toujours appelé Paul. C’était, aux yeux des cousines et cousins (parfois) le beau brummel de la famille Coulombe. Son Aimée vient du nom de son parrain : Aimée Poitras, oncle de sa mère. Je ne me souviens pas de lui, mais je garde un souvenir impérissable de sa femme, Olympe, qui de son vivant avait déjà l’air d’une morte. Souvenir aussi de leur fille, Isabelle, Isa pour les intimes, qui, à force d’accumuler les journaux et les magazines dans son appartement, a dû faire percer un mur pour avoir accès à l’appartement d’à côté où elle a pu continuer de collectionner tranquillement.

Paul-Aimé est mort après quelques années, brèves heureusement, d’un mélange d’Alzheimer et de Parkinson. Joyeuseté! Il était un Coulombe, plus que certains de ses frères et sœurs, qui, eux, sont plus Poitras, héritage maternel.

Beauté de voir ses enfants et petits-enfants tendrement unis. Et des grands garçons qui pleuraient à chaudes larmes. Chose impossible, il y a de cela encore quelques années. Il n’y a pas si longtemps que « les hommes ne pleuraient pas ». Cette tendresse illuminait la cérémonie des adieux.

Et une phrase sur le signet qui a remplacé la carte mortuaire de mon enfance. Une phrase de la grande Marguerite Yourcenar : Personne ne sait encore si tout vit que pour mourir ou ne meurt que pour renaître. Pour les agnostiques comme moi, un baume sur le doute perpétuel.

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About pgue

Auteur, rédacteur, scripteur et «prête-plume», comme on dit maintenant dans le métier.
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